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Revue Française de Gestion

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 ARTICLE VOL 39/230 - 2013  - pp.77-81  - doi:10.3166/rfg.230.77-81
TITRE
Gratuité et prix nouvelles pratiques, nouveaux modèles

RÉSUMÉ

"Une fois la valeur d’échange neutralisée dans un processus de don, de gratuité, de prodigalité, de dépense, la valeur d’usage elle-même devient insaisissable". Cette réflexion de Baudrillard (1972) met en lumière les questions actuelles relatives au prix et à la gratuité ainsi que les concepts sous-jacents à la compréhension de leurs effets sur les comportements d’échange. Longtemps apanage des services publics (l’éducation, les transports, la santé, la culture avec les bibliothèques, les radios, les télévisions, la fête de la musique, etc.), la gratuité a, depuis une décennie, investi massivement les espaces privés et marchands. Internet décuple son potentiel et exacerbe les questions qu’elle induit. Le téléchargement de fichiers et la téléphonie gratuite se développent. En 2001 est créée Wikipédia, première encyclopédie gratuite en ligne par ailleurs les journaux et archives scientifiques en ligne se multiplient (par exemple les revues PLoS ou les archives HAL – Hyper articles en ligne). La question du piratage et des droits d’auteur devient alors cruciale et les dispositifs pour y répondre sont en pleine construction et débats (lois « Hadopi »). De surcroît, si le Web est un terrain particulièrement propice à la gratuité, y compris pour son propre fonction- nement (avec notamment le développement de l’open source ), il n’en a pas l’exclusivité, comme en témoigne le développement de la presse gratuite (Métro, 20 Minutes et autres VillePlus). Le terme « gratuit » mérite de s’y arrêter. Il peut signifier tour à tour sans valeur d’échange (sans prix), sans valeur d’usage (sans utilité), sans rationalité (une affirmation sans preuve), généreux, gracieux (un cadeau) et enfin, pour celui qui donne, libre, sans obligation et sans exigence de retour, sens le plus contesté, notamment par différents courants de recherche sur le don. Ainsi, Sagot-Duvauroux (1995) remarque que « le donateur adresse son don de façon souveraine et crée éventuellement une dette, une dépendance, une réciprocité pour celui qui reçoit. La gratuité est une mise à disposition anonyme ou quelconque. » Un acte gratuit aurait un caractère désintéressé, sans fondement, tandis que le don engendrerait une relation fondée sur la dépendance du receveur (Godbout et Caillé, 1992 ; Mauss, 1923-1924).



AUTEUR(S)
Patricia COUTELLE-BRILLET, Marine LE GALL-ELY, Caroline URBAIN

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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