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 ARTICLE VOL 32/164 - 2006  - pp.17-32  - doi:10.3166/rfg.164.17-32
TITRE
Relations interorganisationnelles. Conceptualisation, résultats et voies de recherche

TITLE
Interorganizational relationships. Concepts, results and future directions

RÉSUMÉ
L’évolution dans la manière de concevoir les organisations, depuis la vision rationnelle du management scientifique jusqu’aux systèmes ouverts, a progressivement déplacé l’intérêt des chercheurs de l’intérieur de l’organisation vers une appréhension plus large englobant l’organisation et son environnement. Environnement et organisation peuvent alors se concevoir comme deux réifications s’entre-défi- nissant (Drazin et Sandelands, 1992). Très concrètement, accepter que l’environnement rassemble, sous une dénomination vague, une multitude d’organisations soulève de nouvelles questions qui induisent un glissement de l’attention vers le niveau interorganisationnel. À un niveau d’analyse interorganisationnel, l’objectif principal de la recherche est de comprendre les relations et interactions à l’intérieur d’agrégats d’organisations (secteurs, industries, populations, champs, etc.), voire entre agrégats d’organisations (Baum et Rowley, 2002). On peut définir ces relations interorganisationnelles comme des liens, nourris à la fois socialement et économiquement, entre organisations ; peut-être devrait-on dire entre individus agissant pour le compte de leur organisation. De tels liens supposent donc que se noue un type d’échange qui déborde le cadre de la simple transaction de marché. Les relations interorganisationnelles répondant à la fois à une logique économique et à une logique sociale, les approches mobilisées pour les étudier reflètent bien évidemment cette diversité et sont donc multiples. Dans le foisonnement des recherches, il est toutefois possible de distinguer quelques grandes logiques. Deux d’entre elles ont retenu notre attention. La première relève d’une approche que l’on peut qualifier de fonctionnaliste, tandis que la deuxième met davantage en évidence la dimension dialectique des relations interorganisationnelles. Adoptant une approche fonctionnaliste, Galaskiewicz (1985) distingue trois « arènes » dans lesquelles s’exercent les relations interorganisationnelles. La première arène concerne l’obtention des ressources : quand bien même elles préféreraient être indépendantes, les organisations sont contraintes de nouer des relations pour obtenir des ressources. Les recherches ici se sont essentiellement intéressées aux problèmes de la dépendance et de la gestion de l’incertitude. La deuxième arène regroupe les relations marquées par leur enjeu politique, comme par exemple le lobbying. Si ces relations constituent une réalité sociale et économique indiscutable, elles n’ont fait l’objet que d’un nombre très limité de recherches en management. Enfin, l’arène de la légitimation relève du domaine des buts ou du fonctionnement de l’organisation. Une manière d’accroître sa légitimité peut consister à s’identifier avec des organisations perçues comme légitimes ou représentant des symboles culturels forts. La lecture fonctionnaliste positionne l’interorganisationnel comme élément clé dans la connexion entre stratégie et organisation. Les contours des disciplines s’y estompent. Des approches managériales sur les compétences clés et les capacités stratégiques aux travaux fondateurs sur la dépendance des ressources, la stratégie devient une capacité à penser l’articulation des ressources et compétences. L’interorganisationnel est donc au coeur de la constitution d’un avantage concurrentiel, lequel peut d’ailleurs être celui de l’organisation mais aussi celui d’agrégats plus larges. Toutefois, si l’interorganisationnel peut difficilement se concevoir sans intégrer une grille de lecture fonctionnaliste du type de celle présentée par Galaskiewicz (1985), la construction d’un avantage s’appuyant sur l’une ou plusieurs des trois arènes ne va pas de soi. L’interorganisationnel est en effet marqué par des tensions fondamentales comme celles opposant la coopération et l’individualisme, le partage et l’épreuve de force, la confiance et l’opportunisme, ou encore le formel et l’informel.

AUTEUR(S)
Bernard FORGUES, MARC FRÉCHET, Emmanuel JOSSERAND

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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